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Heinrich Schütz : Motets de faste et de louange
Symphoniæ Sacræ II (1647) et III (1650-51)

Dans le cadre du Festival de Musique Ancienne de Ribeauvillé
Dimanche 2 octobre à 17h, Eglise du Couvent de Ribeauvillé

Concert de clotûre du festival dirigé par Martin Gester : une rencontre entre les chanteurs de l’ensemble Voces Suaves (avec Christina Boner, Cornelia Fahrion, sopranos – Lisa Lüthi, Jan Thomer, altos – Dan Dunkelblum, Richard Resch, tenors – Jan Kuhar, Tobias Wicky, basses) et les musiciens du Parlement de Musique (avec Matthieu Camilleri, Clara Mühlethaler, violons – Clément Gester, Martin Bolterauer, cornets et flûtes à bec – Daniel Serafini, Philip Boyle, trombones – Nelly Sturm, basson – Shuko Sugama, violone – Francis Jacob, orgue et Ryosuke Sakamoto, théorbe)

C’est en 1650 qu’Heinrich Schütz fit paraître le troisième livre de ses Symphonies Sacrées, trois ans après la parution du deuxième livre.  Le terme de Symphoniæ Sacræ inscrit ces œuvres en référence à Giovanni Gabrieli, le premier grand maître vénitien et initiateur du style concertant et polychoral qui allait s’épanouir sur l’ensemble du continent. Un premier recueil de Symphonies Sacrées paraît en 1629 à Venise sur des textes latins, sous l’influence directe des maîtres italiens. De retour à Dresde, sous l’emprise de Claudio Monteverdi, dans les recueils de Symphonies Sacrées II et III, Schütz intensifie le rapport du texte et de la musique, les œuvres tendant à être une véritable prédication en musique : la langue est l’allemand, les figures, ornementations et textures polyphoniques sont toujours mises au service de la claire élocution, de la projection du sens et de l’affect de la parole. Les voix gagnent en indépendance, en expressivité, et les instruments s‘émancipent dans un commentaire parfois virtuose, jamais gratuit. 
Le troisième livre des Symphonies sacrées poursuit l’évolution vers de véritables scènes sacrées (telles l’Annonciation dans Siehe es erschien der Engel des Herren et l’enseignement de Jésus au Temple dans Mein Sohn, warum hast du uns das getan ?), une prédication au contenu didactique ou d’édification, tel l’impressionnant Saül, warum verfolgst du mich ?. Les textes sont issus de psaumes, de l’Ancien Testament, du Nouveau Testament ; également des textes de méditation et un chant liturgique (Komm Heiliger Geist).
Les effectifs s’étendent, les contrastes d’écriture se généralisent entre l’écriture solistique et une impressionnante et souple polychoralité – des chœurs vocaux/instrumentaux «complémentaires» s’ajoutent et s’empilent « ad libitum ».
Par la force expressive qui s’y déploie et la synthèse des techniques de composition et d’interprétation de l’époque, on peut dire que ces Concerts ou Scènes sacrées ont posé les bases de tout le répertoire germanique du siècle qui a suivi. 

Voces Suaves

Marc-Antoine Charpentier
Pastorale sur la naissance de Notre Seigneur Jésus Christ

Dans le cadre de la saison 2022-2023 de l’AMIA
Samedi 19 novembre à 20h, Eglise du Temple Neuf, Strasbourg & Dimanche 20 novembre à 17h, Foyer Georges Meyer , Dambach-la-Ville
Image d’une précédente production (2005) mise en scène de
Benjamin Lazar et enregistrée sur DVD (Eugénie Warnier dans l’Ange).

Direction musicale et d’ensemble : Martin Gester
Avec Blandine Coulon, Ana Escudero & Ira Olshevskaia, sopranos
Nile Senatore, haute-contre – Paul Belmonte, taille – Rémi Muller, basse
Orchestre
Tatiana Bechlitch-Szönyi & Juliette Shenton, violons
Kévin Bourdat, viole de gambe – Alice Letort, théorbe – Giulio Geti, clavecin
Clément Gester & Eleonora Bišćević, flutes à bec
Clément Charlon, percussions

Une histoire de la Nativité, une célébration de l’ingénuité et de la grâce

Le fait que cette Pastorale soit une oeuvre si rare, et que Charpentier ait composé de manière si diverse et si délicieuse, donnent l’envie d’y revenir encore et encore. Génération Baroque a la fraîcheur rêvée, et Noël en est la plus belle occasion.