Prochainement

Le Retour de la Paix

Vendredi 21 septembre à 20h30 sur « La Péniche Grand Est » à Niderviller (Moselle)

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Cruelles et dévastatrices étaient les campagnes de Louis XIV. L’un des plus talentueux compositeurs versaillais, Joseph Pignolet de Montéclair met en scène le carnage, la plainte des humains, l’imploration de la Paix personnifiée, la descente de celle-ci, et la réjouissance de la paix retrouvée.

Et Clérambault dans Apollon, Cantate pour le Roy, et Couperin dans La Steinkerke et dans L’Impériale, évoquent des épisodes de guerre et de paix et nous feraient presque oublier, tant leur théâtralité et leur musique sont belles, qu’il s’agit de l’évocation des horreurs dont la fin seule est célébrée comme une fête…

Les musiciens du Parlement de Musique et la délicieuse soprano Virginie Thomas nous font passer en quelques instants des rigueurs de l’orage aux délices du beau temps retrouvé – de la guerre à la paix.

LE PARLEMENT DE MUSIQUE

  • Virginie Thomas, soprano
  • Stéphanie Pfister & Coline Ormond, violons
  • Bruno Hurtado, viole de gambe
  • Martin Gester, clavecin et direction

Une partie de ce programme a fait l’objet d’un enregistrement : Le Retour de la Paix, K617.


(350e anniversaire)

François Couperin 

Messe solennelle d’orgue « pour les Paroisses »  & motets
Concert Couperin, Strasbourg Saint Thomas
Concert Couperin, Strasbourg Saint Thomas

François Couperin a laissé deux « Messes d’orgue » à la française : une musique montrant la majesté de l’instrument et la diversité de ses jeux, transposition des timbres raffinés des instruments de la chambre, de la vocalité de ses jeux de solo et de l’éclat des trompettes royales.

La musique d’orgue est, ici, replacée dans la perspective qui l’a fait naître : répondant à la musique instrumentale, les voix tantôt alternent, tantôt s’insèrent dans le jeu de l’orgue dans une parfaite continuité stylistique et expressive.

Le Parlement de Musique, depuis longtemps, a montré son goût pour la «mise en scène» de la musique d’orgue. En témoignent sa réalisation  des Leçons de Ténèbres remarquée lors des Journées Couperin à Versailles ou au Festival d’Utrecht, de même que ses enregistrements  F. Couperin, Lalande, Lebègue…

Autour de l’orgue Jean André Silbermann de l’église Saint Thomas, le plus français des orgues  baroques strasbourgeois, on entendra la première, la plus extravertie des deux « Messes », avec, en contrepoint, des pages vocales dont le Magnificat à deux dessus et l’orgue.

Strasbourg, Eglise Saint Thomas, le 20 ou le 21 octobre (à préciser fin août)


Génération Baroque, session novembre 2018 prépare :

Reinhard Keiser

Diane ou la Vengeance de Cupidon / Diana Oder der sich rächende Cupido

Diana ou la Vengeance de Cupidon, Amilly mai '18
Diana ou la Vengeance de Cupidon, Amilly mai ’18

Opéra comique en trois actes, Hambourg 1712-24

 par Génération Baroque, chanteurs solistes et orchestre

  • mise en scène : Benjamin Prins
  • assisté de Pénélope Driant
  • direction musicale et supervision : Martin Gester
  • scénographie : Anita Fuchs
  • lumières : Christian Peuckert
  • management : Sabine Fourel

chanteurs :

  • Diana : Elizaveta Belokon
  • Cupido : Vera Hiltbrunner
  • Aurilla : Janina Staub
  • Endimion : Belinda Kunz
  • Sylvano : Carlos Arturo Gómez Palacio
  • Tirsi : Santiago Garzón-Arredondo

 

La déesse Diane, ennemie jurée de l’Amour, menace de mort toute compagne qui y succombe. Ce qui provoque la colère de Cupidon qui, relevant le défi, va s’infiltrer dans les relations et décocher ses flèches qui sèment les passions amoureuses.

Sa première victime est Diane elle-même, qui tombefolle d’amour pour Endymion un magnifique jeune homme qu’elle trouve endormi dans les bois. Une autre flèche atteintsa suivante Aurilla qui, elle aussi, est prise de passion pour Endymion, ce qui la fait rejeter les avances de Tirsis. Cependant, Endymion n’a que faire des deux femmes et ne pense quà retrouver son amante perdue Dorinda…

C’est sur ce sujet léger propice aux quiproquos que Reinhardt Keiser (1674-1739) compose son opéra comique « Diane ou la vengeance de Cupidon » (Diana / Oder der sich rächende Cupido) destiné à l’opéra populaire “am Gänzemarkt” de Hambourg, le plus important alors en Allemagne, dont Keiser fut directeur.

Génération Baroque, atelier lyrique du Parlement de Musique dirigé par Martin Gester invite à découvrir de désinvolte façon cet opéra qui n’a jamais été représenté en France. La mise en scène de Benjamin Prins s’amuse à dénoncer cette loi de Diane, archaïque et contre nature, image d’autres archaïsmes rétrogrades,  en s’inspirant aussi bien d’émissions de télé-réalité que du majestueux film de Jean-Jacques Annaud La Guerre du Feu...

Après une première période en résidence du 2 au 9 mai à Amilly en effectif léger, dans la belle résidence de la Pailleterie, une deuxième phase se déroulera entre les 8 et 18 novembre à Sarrebourg/Le Couvent et finira par une série de représentations à Sarrebourg, Endingen (D), Strasbourg, Dambach-la-Ville.

Voir le site/blog Génération Baroque

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Représentations :

  • Mercredi 14 novembre 2018 à Sarrebourg (Moselle)
  • Vendredi 16 novembre 2018 à Endingen am Kaiserstuhl (D)
  • Samedi 17 novembre 2018 à l’Eglise Sainte-Aurélie à Strasbourg
  • Dimanche 18 novembre 2018 à l’Espace culturel de Dambach-La-Ville (Alsace)