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Autour de Beatrix Cenci I 

Compositrices au XVIIe siècle : génies méconnus, destins singuliers…
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Michèle Desubleo : Allégorie de la Musique – Photo Musées de Strasbourg, M. Bertola
À l’occasion des représentations par l’Opéra national du Rhin de l’opéra Beatrix Cenci d’Alberto Ginastera créé en 1971, le Musée des Beaux-Arts se penche sur cette héroïne qui enflamma l’imaginaire européen depuis sa mort.
Beatrice Cenci exista bien. Née en 1577 elle appartenait à l’aristocratie romaine. Son père, parmi d’autres forfaits, commit l’inceste sur son propre fils et s’apprêtait à en faire de même sur Beatrice. Un complot familial aboutit au parricide. Malgré les protestations du peuple romain ému par la défense de la fille face à la dépravation de son père, le pape ne gracia pas les meurtriers et Beatrice fut décapitée. Elle avait 22 ans. Son histoire suscita des œuvres dans bien des domaines: peinture (son effigie présumée fut exécutée par Guido Reni ou son élève Elisabetta Sirani), littérature (Stendhal, Dumas, Zweig), théâtre (Shelley, Moravia, Artaud avec des décors de Balthus), photographie (Cameron), cinéma et opéra.
De nombreuses religieuses italiennes ont publié de la musique sacrée durant le XVIIᵉ siècle. Chiara Margarita Cozzolani, compositrice, chanteuse et religieuse bénédictine, passa sa vie d’adulte cloîtrée dans le couvent de Santa Radegonda, à Milan, où elle devint abbesse.
D’autres musiciennes virent leur talent apprécié dans les cercles les plus brillants, telles Elisabeth Jacquet de la Guerre, adulée à Versailles, ou Barbara Strozzi, fille et amie de poètes.
Ce concert, dans le cadre des œuvres en musique, présente quelques unes de leurs œuvres, en prélude à une soirée (le 26 avril, salle du Synode) où littérature et musique dialogueront autour de Beatrice.
  • Coline Dutilleul, mezzo-soprano
  • Ryosuke Sakamoto, viole de gambe,
  • Aline Zylberajch, clavecin

Dimanche 24 mars, musée des Beaux Arts, Palais Rohan. Entrée avec le billet du musée. 


Pasticcio Barocco : Haendel

Un opéra imaginaire au salon.

A l’invitation de l’Opéra Studio de l’Opéra National du Rhin.

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avec Anaïs Yvoz, soprano – Claire Péron, mezzo-soprano – Tristan Blanchet, ténor – Igor Mostovoi, basse

et l’ensemble instrumental du Parlement de Musique : Stéphanie Pfister et Florence Stroesser, violon – Sven Boyny, alto – Kevin Bourdat, violoncelle

Conception, préparation, direction, clavecin et orgue : Martin Gester

Dans le cadre des Midis lyriques de l’Opéra National du Rhin (renseignements : cliquer sur le lien)

Concerts au Théâtre de Colmar (le mardi 23 avril à 12h30) et à l’Opéra du Rhin à Strasbourg (le samedi 27 avril à 11h00)