le Parlement de Musique

 


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« Ce qui frappe, c’est le plaisir visible des membres du Parlement de Musique à faire de la musique pour leur public ». resmusica.com

25 ans après sa création à Strasbourg, plus de 40 CD primés et des tournées sur plusieurs continents, Martin Gester et ses musiciens renouvellent leur démarche : célébrant la voix autant que les claviers (orgues, clavecins et pianoforte), ils font redécouvrir avec bonheur les relations perdues entre l’hier et l’aujourd’hui, entre musique savante et populaire, entre musique, danse et théâtre, dans des dispositifs variés et dans une relation avec le public toujours réinventée.

Soucieux de former et de révéler de nouveaux talents, Le Parlement de Musique développe et se ressource en son atelier lyrique au rayonnement international, Génération Baroque. Il s’y élabore des projets singuliers, rafraîchissants, dans des lieux et devant des publics de tous âges, divers, parfois improbables, toujours conquis.

 

 


Présentation étendue
Le Parlement de Musique

Le nom est tout un symbole : à la croisée de cultures européennes, le Parlement de Musique est un ensemble dédié à la musique baroque et classique au fonctionnement souple, inventif, modulable, ouvert à la création et aux genres limitrophes, se dédiant à la recréation d’oeuvres méconnues tout comme à l’interprétation du grand répertoire.

Suivant le penchant marqué de Martin Gester pour le travail avec les chanteurs, l’ensemble cultive le riche répertoire lyrique menant des cantates profanes et des motets à l’opéra de Monteverdi à Mozart : oratorios de Carissimi, Charpentier, Scarlatti, Caldara, Haendel, J.S. Bach ; opéras – généralement stylisés – de Monteverdi, Charpentier, Telemann, Haendel, Mozart ; cantates de Monteverdi à Clérambault ou Haydn.
Le Parlement de Musique a révélé quantité de joyaux du répertoire vocal des Ospedali vénitiens, une mine inépuisable de chefs-d’œuvre (Vivaldi, Hasse, Jommelli, Porpora).

Plus récemment, il s’intéresse à l’exploration du théâtre musical inspiré de l’ « Opéra au salon » cher aux époques anciennes, et qui retrouve une nouvelle actualité. Il a porté régulièrement des éclairages originaux voire inattendus sur l’oeuvre de C.P.E Bach (Denis Diderot à Sophie Volland, De Bach à Bach) et sur celle de Mozart (Le Voyage de Mozart & Noël avec Mozart) entouré de ses modèles et de ses pairs : Sacchini, J.Christian Bach (Amadis de Gaule), Joseph et Michæl Haydn (Arianna a Naxos, L’Infedeltà Delusa…), I. Holzbauer (Der Tod der Dido), Georg Benda (Romeo und Julie).

Autour de Martin Gester organiste, l’ensemble illustre le répertoire de l’orgue entouré des voix sur les instruments historiques (disques Tempéraments-Radio France) et, au clavecin et au pianoforte, en compagnie aussi d’Aline Zylberajch, celui de la musique concertante pour 1 et 2 claviers (pianoforte, clavecins, Tangentenflügel dont les instruments de la famille Silbermann) de Couperin à la génération des fils de Bach et de Mozart (Haydn, Schobert, Rigel, Edelmann).
Régulièrement naissent des projets originaux tels Tenebræ, mise en regard des Lamentazioni per la Settimana Santa de Scarlatti avec la création de Gualtiero Dazzi Lichtzwang (Festival Musica) ; « MéditerranéeS » (chants d’amour des rives de la Méditerranée), Stabat Mater de Arvo Pärt & Pergolèse, création d’Anthony Fiumara autour des Leçons de Ténèbres de Couperin (Festival d’Utrecht), et , aujourd’hui, la collaboration avec le compositeur Zad Moultaka autour du Combattimento di Tancredi e di Clorinda de Monteverdi (Musica Strasbourg et Arsenal, Metz).

Une quarantaine d’enregistrements discographiques pour les éditeurs Opus 111, Accord-Universal, Assai, Tempéraments Radio-France et Ambronay, émaillent une carrière riche en révélations et en inventions élogieusement salués par la critique internationale – notamment certaine Passion selon St Matthieu anonyme (1667) sortie des archives d’Uppsala (Suède), un CD (Accord) parmi les plus primés de l’histoire.

Son atelier lyrique « des 2 rives »  Génération Baroque, établi sur les trois pays bordant le Rhin supérieur avec le soutien spécial de deux fondations : Fondation Entente Franco-Allemande et Fondation Rhénane pour la Culture, est un lieu d’expérimentation, de formation, une tribune et un instrument de détection de talents : nombre d’artistes aujourd’hui reconnus y ont trouvé une source de formation et d’inspiration, et un terrain d’envol – rejoignant régulièrement les productions du Parlement de Musique.
Après, récemment, Haydn (L’Infedeltà delusa), Les Imbroglios de l’Amour, pasticcio tiré des opéras de Mozart avec le partenariat de l’Académie d’Ambronay, Alcina de Haendel à Suscinio et Vannes, et Acis & Galatea en Pologne lors du premier festival Poznań Baroque ; et, récemment, Orpheus de Telemann en France, en Allemagne et en Belgique, en 2015 l’Italiana in Londra de Domenico Cimarosa, en 2016 Alceste de Lully ; ce sera en 2017 Pimpinone de Telemann et Livietta e Tracollo de Pergolèse.